Suivez-nous!
Retour
  /  Informations organiques   /  Ou va la bouffe ?

L’époque où le steak saignant ou cuit à point et les vaisselles en plastique faisaient la loi est fort loin. De nos jours, les couverts en bois remplacent ceux en papier. Le « healthy » est tendance et les restaurants végétaliens se multiplient offrant une alternative au repas bio et surtout fait maison. L’année 2020 est définitivement riche en assaisonnement. Des grands chefs cuisiniers aux amateurs, des restaurants étoilés au bistro, des sushis aux muffins bios tout y passe !

À vos assiettes !

La fluidité et l’inclusivité sont les mots qui dominent dans la société de consommation actuelle. À l’heure où l’alimentation évolue de façon exponentielle entraînant avec elle la façon de consommer la viande, de plus en plus de personnes repensent leurs assiettes. Que ce soit pour prendre soin de soi, pour réduire les factures, pour protéger l’environnement ou juste par envie, les choix de consommation ont changé. Que l’on soit allergique à la viande ou amoureux du végétarisme, être soucieux de la qualité de son repas est le saint par lequel tout le monde jure. Un repas accessible, avec des ingrédients locaux et saison, voilà la nouvelle tendance.

Faux poisson, vraie saveur

Selon le World Economic Forum, la quantité de poisson serait en baisse de 90 % dans le monde. Cette situation amène à trouver une alternative. De la viande de blé au substitut de thon en flocons à base de lentille, pois chiche et haricots blancs, les géants alimentaires, ont pris sur eux de proposer des aliments à base de plantes pour remplacer la viande et le poisson d’ici 2035.

Tous au vert

L’alimentation tient de plus en plus compte de l’environnement et sa préservation. Et la toute nouvelle tendance est celle du jardinage. Jardins communautaires, jardins en pots sur le balcon, jardins sur le toit, pots de menthe et de basilic dans la cuisine. Pour être « hype », il faut, faire soi-même pousser les produits qu’on mange. Il n’y a rien de mieux que de savoir d’où vient ce qu’on mange. En bonus, on se reconnecte à la nature en mettant la main dans la terre. Cette tendance au vert à pousser beaucoup de restaurants gastronomiques à insérer des repas véganes à leurs menus. Il y a presque eu une poussée de 100 % de restaurants véganes à Montréal. La cuisine verte est à l’air du temps.

Du Home made à toutes les sauces

Faire son repas soi-même à la maison est le désir de plus en plus de personnes. Que ce soit une simple omelette ou un vrai repas de chef, les manches se retroussent pour pétrir la pâte.

Depuis quelques années, les produits fermentés grâce à leurs popularités ont gagné le cœur des maisons. La fermentation à la maison attire et de plus en plus de personnes préparent leur kombucha ou leur kimchi chez eux. Entre les kits prêt-à-cuisiner, les livres de cuisine, les ateliers pour s’initier à la préparation de certains repas plutôt complexes et les appareils facilitant la préparation et la cuisson, nombreuses sont les offres mises à disposition pour faciliter la cuisine à la maison. Il y a eu l’autocuiseur que presque tout le monde s’est offert courant l’année 2019. Cette année, c’est le cuiseur de précision sous vide qui est la star. Autrefois réservé aux grands chefs, l’appareil a été simplifié afin de permettre aux cuisiniers amateurs, aux parents pressés et aux foodies d’adopter la cuisine sous vide. La perfection s’invite dans les assiettes.

Levons nos verres !

Si l’assiette des millérianaux est des plus en plus verte, leurs verres quant à eux sont de plus en plus légers.

Grand cru, dose individuelle

Le souci de voyager léger est l’une des préoccupations majeures des consommateurs. Si les canettes de boissons sucrées sont nombreuses, le vin en canette, encore rare sur les tables, devrait gagner du terrain dans les années à venir. Déjà bien connus aux États-Unis et au Canada, les consommateurs aiment le vin offert en version individuelle pour son côté pratique. Il se glisse facilement dans un panier de pique-nique ou dans des effets de camping, sans avoir à se soucier des verres et du tire-bouchon (qu’on oublie très souvent d’ailleurs). Au Québec, on peut déjà s’offrir un Zinfadel rouge de la Californie, le Big House Cardinal Zin ou un Moscato blanc pétillant léger en alcool d’Australie, le Enjoy, en canette.

Le défi de la sobriété

Ils sont jeunes, ils sont dynamiques et ils veulent changer le monde. Que ce soit temporairement ou de façon permanente, de plus en plus de jeunes revoient leur relation avec l’alcool en adoptant la sobriété. Et cela se remarque de plusieurs façons.

  • La conversion de plusieurs stars à la sobriété ;
  • l’explosion de la consommation du thé matcha et autres déclinaisons de thé. En effet, la cuisine japonaise n’est pas seule vedette. Bluffant avec leur mode de vie sain, les spécialités nippones ont le vent en poupe ;
  • la popularisation des mouvements sociaux créés dans le but d’informer les gens des bienfaits d’une vie sans alcool. « 1000 hours dry » en est exemple. Le but n’est pas de critiquer ceux qui choisissent de boire de l’alcool, mais bien de mettre en place une plateforme éducative pour ceux qui sont intéressés par un mode de vie sans alcool. Tenir 42 jours sans alcool et recommencer le défi à la fin de chaque cycle ;
  • la multiplication des mots-clics sur la sobriété : Instagram ne désemplit pas avec les hashtags #sansalcool, #sobriété, #soberissexy, chacun y va selon ses mots. Avec la mode du #sobercurious, qui fait partie intégrante du quotidien des utilisateurs de réseaux sociaux, les photos sont travaillées, les sourires sont grands, les boissons sont saines et alléchantes… le message est clair : il n’y a pas besoin de boire de l’alcool pour être cool et pour s’amuser et c’est beaucoup plus fun que la gueule de bois.

Selon l’Organisation Mondiale de la Santé, le nombre de gens consommant les produits alcoolisés a diminué de 5 % depuis l’an 2000. La sobriété n’aura jamais eu aussi bonne cote !

En 2020, on salue la tolérance et la conscientisation alimentaire. On est ouvert sur le monde et on préfère que sa nourriture soit savoureuse, de saison, locale et accessible. Avec ou sans viande, alcoolisé ou pas, c’est chacun son choix.